UNE GRANDE VICTOIRE COLLECTIVE ! 10 avril

L’Ecole de l’USMG remporte le prix d’Equipe !
LES “ZARSOUILLES” RECOMPENSES !
Une sympathique bande d’arsouilles
peuplée de gamins aux personnalités attachantes
et aux grandes qualités sportives…
(ceux qui n’ont pas participé à la compétition n’auraient pas dépareillé sur la photo)
Lieu : CHEZ NOUS !
Mail du Chenay
93220 Gagny
Date : 6 avril 2008
Classement : 2e & prix d’équipe
Souvenir : Sur cette course, je fête ma première année de compétition !
BIENVENUE CHEZ NOUS
Course de Gagny (6 avril 2008)
5e étape du Tour de Seine-Saint-Denis
La course la plus stressante de l’année…
MOBILISATION GENERALE !
Le 6 avril, c’est Gagny qui recevait ! et pour tout le monde, c’était le branle-bas ! Tout le Club s’était mobilisé pour l’occasion et, dans le matin frisquet, les parents les plus actifs s’afféraient sous la conduite d’Anne-Valérie et de Marco dont c’était la première course en tant que président de l’USM Gagny. Le temps filait, mais l’organisation de l’événement progressait et, tandis que leurs parents s’agitaient, les enfants partaient s’échauffer au fur et à mesure qu’ils arrivaient.
Courir « chez soi » n’est jamais facile.
Rien dans leurs attitudes sereines ne dénotait qu’ils avaient eu du mal à fermer leurs quinquets avant de trouver le sommeil ou qu’ils étaient surexcités. Affichant une calme compréhension du déroulement d’un événement qui n’était – après tout – que la répétition d’une routine dont ils étaient familiers, ils affichaient au contraire une impressionnante image de maîtrise.
Ils saluaient Gérard Dendecker, leur entraîneur, faisaient un sourire aux parents qui les saluaient, serraient une main ou deux puis, comme protégés par un champ d’énergie qui les rendait imperméables à toute influence extérieure, ils partaient « tourner les jambes », une manière sportive, musculairement et psychologiquement efficace, d’égrener les minutes.
Pour ceux de Gagny, parce qu’ils allaient courir sur les lieux mêmes de leurs entraînements, la reconnaissance n’était que pure formalité alors, dégagés de ce souci, ils jaugeaient leurs adversaires, s’agrégeaient en groupes d’affinité et se communiquaient brièvement leurs impressions.

Pendant ce temps, de tous les coins de la Seine-Saint-Denis, les compétiteurs continuaient d’arriver, de retirer leurs dossards auprès de l’organisation de course et de prendre leurs marques sur ces terres mal connues. Eux aussi étaient heureux de se retrouver et pressés de disputer cette compétition pour laquelle ils avaient fait le déplacement. Bientôt, semant des touches de soleil dans le matin frisquet, une centaine de maillots aux couleurs vives avaient fleuri un mail du Chenay pas vraiment printanier.
En dépit de l’arrivée tardive des forces de l’ordre venues sécuriser le parcours de l’épreuve, vers 10h comme annoncé, les épreuves étaient prêtes à démarrer.
A Gagny, tandis que leurs parents donnent un coup de main pour l organisation et le bon déroulement de la compétition, les jeunes cyclistes de l USMG attendent de s élancer sur la course la plus stressante de l année… Courir chez soi, c'est difficile
17 images
Voir l'album
QUE LA FÊTE COMMENCE !
Selon des modalités bien rodées, ce sont les pré-licenciés (les enfants jusqu’à 6 ans) qui se sont élancés en premier. Escortés par Gérard qui pour l’occasion avait emprunté le vélo de Thomas, ces sportifs à peine germés ont sprinté avec autant d’ardeur qu’en auraient un peu plus tard leurs aînés. Dans l’esprit de la Fédération Française de Cyclisme il s’agit surtout d’une initiation, mais pour eux qui n’en sont pas prévenu, c’est avec fougue que sur une courte portion du circuit, ces jeunes sportifs combatifs ont expérimenté les émotions de la confrontation et l’excitation de la compétition.
Puis ce fut au tour des « Ecoles de Vélo » de venir s’aligner au départ. Les Poussins 2 (8 ans) furent appelés en premier et invités à se rapprocher de la zone de départ où l’on procéda à l’appel des partants. Lorsque, répertoriés, ils furent sagement alignés sur la ligne, on procéda alors à l’appel des Poussins 1 (7 ans) qu’on installa plus loin afin de pouvoir procéder (sans perte de temps) à deux vagues de départs et donc, à deux courses distinctes.

Respect, complicité, solidarité, amitié…
Cette année, l’USMGagny était en mesure d’engager un de ses membres dans chacune de ces catégories ! En « Poussins 2 », nouveau venu au Club, Dorian était très impatient de participer à sa première compétition et très fier de défendre nos couleurs. En « Poussins 1 », également néophyte mais ayant déjà participé à une course lors des épreuves organisées le 16 mars par l’ECA Aulnay, Yannick entendait bien faire mieux que ce jour-là. Costaud, véloce et d’humeur combative, l’oiseau avait sans doute les moyens de ses ambitions… La course en déciderait !
Pour un tour forcené, les « Poussins 2 » se sont rués en avant. Un instant après, les « Poussins 1 » ont fait de même. Dans ces catégories précoces, les écarts deviennent vite importants et c’est généralement isolés que les enfants sont amenés à faire leur course. Manquant d’expérience et de repères, focalisés sur une performance qu’ils espèrent démesurées, ils se donnent à fond d’emblée, jettent toutes leurs forces mal calibrées dans la bataille, commettent des erreurs de braquets, assument seuls une position qui les déçoit, …, et se retrouvent à la peine.
Nos poussins sont de véritables coqs de combat !
Mais ni Dorian, ni Yannick ne connurent de défaillance ! Certes, Dorian eut beau pédaler de toutes ses forces, il ne put contrecarrer la logique de sa première course, mais se classer 8e d’emblée, c’est mieux que bien ! Bravo Dorian ! Ayant déjà expérimenté une situation de course, Yannick était sans doute moins stressé et c’est avec plus d’efficacité qu’il sut mobiliser ses jeunes forces pour se classer en 4e position, à une place d’un podium ! Quelle magnifique progression en si peu de temps (à Aulnay, Yannick ne s’était classé « que » 16e) ! Bravo à toi aussi Yannick !
Le Club compte désormais deux valeureux poussins, Dorian et Yannick ! A n en pas douter, ces jeunes très déterminés vont aider l Ecole à mieux se classer dans les tableaux collectifs… Merci Yannick ! Merci Dorian ! Et bonne chance !
7 images
Voir l'album
DU TALENT ET DE LA MATURITE
Si le Club n’avait aucun jeune à présenter dans la catégorie des Pupilles 1 (9 ans), il avait en revanche deux éléments de valeur à aligner dans la course des Pupilles 2 (10 ans). Fabien et Aurélien ne sont pas les premiers venus en effet ! Ce sont deux jeunes très appliqués et super motivés, des compétiteurs réguliers qui se sont toujours maintenus en 7e et 5e places durant toute la saison de cyclocross, une période qui, pourtant, n’est jamais très favorable aux membres de l’USMG qui ne sont vraiment affûtés que pour la seconde partie de saison, quand leurs concurrents semblent au contraire perdre en efficacité.
Un duo de choc
Aurélien avait déjà remporté la course de Gagny l’an dernier et c’est avec la ferme intention de réitérer son exploit qu’il prenait le départ. Comme Aurélien, Fabien préfère les courses sur route et, en constante progression, lui aussi espérait faire de bonnes choses sur cette course dont il connait bien les difficultés. Handicapé par une croissance physique qui tarde à démarrer, Fabien est en revanche, comme son ami Aurélien, un garçon très réfléchi qui sait compenser les inconvénients de sa petite taille par une combativité exceptionnelle et une réelle intelligence de l’effort et du placement… Ces deux-là avaient de bonnes chances de bien figurer au classement. Ils ne les ont pas gâchées !
Même s’ils avaient trois tours à accomplir, les pupilles sont partis comme des furieux et la situation s’est rapidement décantée en faveur d’Aurélien qui a trouvé un allié de classe en la personne de Brice (ESS) avec lequel il a collaboré pour mettre le plus de distance possible entre lui et le reste de peloton. Après avoir accompli cet effort inévitable, Aurélien a ensuite pu tranquillement gérer la suite de sa course. Bien protégé derrière Brice qui se donnait avec générosité, Aurélien a sagement attendu son moment. Moins chanceux, Fabien a dû batailler seul, mais sa force de caractère et son endurance l’ont mis à l’abri de tout retour venu de l’arrière. S’il ne forçait pas trop, il était assuré de préserver la place qu’il occupait.
Une attaque imparable

L’objectif d’Aurélien était évidemment tout autre. Il tenait au contraire à faire basculer la situation installée deux tours durant à son avantage. C’est à son second passage sur la ligne qu’il lança son sprint et que, sans peine, il parvint à distancer Brice qui, usé par le train qu’il avait mené, n’était bien sûr plus en mesure de le contrer. Bien en ligne sur sa machine, fort et implacable, ce garçon enjoué et sympathique persévéra dans son effort afin d’asseoir son leadership et d’assassiner chez Brice toute velléité de retour… Sa course était construite, son attaque mûrement réfléchie et rondement menée… C’était vraiment du beau travail ! La plus belle des courses de l’USMG en cette journée qui en connut pourtant tellement. Au terme de cette belle échappée, Aurélien gagna évidemment cette course qui ne pouvait lui échapper tandis que Fabien, persévérant, réussit à rentrer dans les cinq ! Bravo à vous deux les gars ! Vous avez vraiment fait du bon boulot !

Toujours vaillant, et même s il n'a pas toujours utilisé les bons braquets, Fabien a fait une belle course. Dans sa catégorie, Aurélien est parvenu à maturité. Il a les jambes, la volonté et une formidable intelligence de course ! Bravo Aurélien !
40 images
Voir l'album
On comprend que Gérard soit fier de son “poulain” !
DES COURSES AUX STRATEGIES PERFECTIBLES
Alors, pourtant, qu’elles se sont conclues par trois podiums, les courses des Benjamins nous laissent en revanche une étonnante impression d’imperfection. Cette nuance d’insatisfaction doit plus à la façon dont elles furent courues qu’au résultat final au contraire nettement élogieux. Retour sur deux courses étranges…
UN PELOTON SOUS EMPRISE…
Chez les Benjamins comme dans les autres catégories, le groupe fut scindé en deux afin que puissent être disputées deux courses distinctes. Selon la procédure établie par les organisateurs dans les épreuves précédentes, la catégorie des enfants plus âgés (supposés rouler plus vite) partirait avant la catégorie constituée de plus jeunes enfants. Logique ! En avant du peloton des Benjamins 1 des enfants de 11 ans – dans lequel, notamment, figuraient Rayane, très appliqué en ce moment, ainsi que Marie-Louise et Théo, les redoutables jumeaux -, le groupe des Benjamins 2 prit donc le départ en premier… Et quel départ !
C’est comme à regret, en effet, que ces jeunes gens en pleine forme s’ébranlèrent, et à un rythme de loueurs occasionnels de vélibs’, à un faux train de sénateurs pas pressés de rentrer chez eux qu’ils se hâtèrent lentement durant la moitié du premier des six tours de circuit qu’ils avaient à effectuer… Teddy en avait décidé de la sorte ! et personne n’eut l’idée de tenter une échappée ! et Thomas pas plus qu’un autre puisqu’il trouva même confortable ce petit échauffement entre amis ! Comme s’il fallait compter sur Teddy pour imposer un rythme soutenu ! Comme s’il était possible de le vaincre sans tenter de le surprendre ! Comme si l’on pouvait nouer des alliances sans se montrer et sans prouver à d’autres challengers qu’on était un coureur de valeur, fort, combatif… et opportuniste ! Sans jouer les remorqueurs, il y avait peut-être d’autres stratégies à adopter ! des putchs à tenter ! quitte à se faire incarcérer dans le peloton un peu plus tard ! cela aurait tout de même eu une autre allure ! et peut-être d’autres effets ! qui sait comment une course peut évoluer quand on à l’audace de s’en faire le scénariste ?
UNE COURSE AU LIEU DE DEUX…
Mais pendant que les B2 baguenaudaient agréablement, les commissaires de course avaient libéré les B1 qui piaffaient d’impatience derrière eux ! Comme un essaim de frelons énervés, le groupe décolla sous la conduite diligente d’un Théo en grande forme à qui cette position de second ne plaisait pas du tout ! ou plutôt si ! elle convenait au contraire tout à fait à son tempérament de gagneur ! Il partait derrière « les autres » et cela l’excitait au plus au point !
Un sacré panache !
Il avait une envie, il sentait en lui grandir un besoin… Sans se demander si c’était bien raisonnable, sans s’inquiéter de savoir si c’était possible ni s’il parviendrait à gagner son pari, il partit comme un lévrier jaillissant soudain de la cage où l’on aurait emprisonné son envie de galoper. En coursier absolu, en compétiteur acharné, il pédala avec la vélocité et la force d’un champion afin de se rapprocher du placide troupeau des Benjamins 2, de le rattraper, peut-être, et de le dépasser si cela s’avérait possible…
Et puisqu’il fallait bien que leur escouade enfantine eut un leader, les tendrons qui couraient avec Théo furent bien obligés de suivre le rythme que celui-ci leur imposait (enfin ceux qui le purent). Et puisque le costaud allait vite et tirait gros, tous s’empressèrent derrière lui. Sauf à être irrémédiablement lâchés, ses suiveurs immédiats tentèrent de profiter de l’aspiration que sa précipitation générait et que le fonceur traînait à sa suite comme une ligne de vie à laquelle ils souhaitaient désespérément s’accrocher… Et c’est donc ensemble, sous la seule conduite de son maître que ce groupe revint sur celui qui le narguait, qu’il le rattrapa et s’y intégra avec soulagement pensant que le plus dur était fait…
Une folle confiance…
C’était mal connaître le lascar ! car loin de se satisfaire de son exploit, loin de se planquer derrière quelqu’un pour soulager sa fatigue et récupérer de l’effort consenti, Théo se porta aussitôt aux avant-postes pour prendre le commandement des dilettantes qui, brutalement tirés de leur rêve de promenade, furent bien obligés de suivre l’injonction divine… Tous ne portaient peut-être pas Théo dans leur cœur de cycliste, mais tous le suivirent ! Et Teddy le premier qui n’attendait qu’une locomotive capable de le tirer jusqu’au podium !
Cavalier seul…
En bouclant son premier tour de circuit, Théo était donc à la tête d’un groupe composé des plus solides coureurs des deux packs de Benjamins. Ces gars n’étaient pas forcément des audacieux, mais la plupart avaient de bonnes jambes et d’autres cyclistes que Théo se seraient méfiés de possibles réactions revanchardes. Pas ce loustic confiant dans sa force et dans sa capacité à impressionner un peloton !
Un scénario bien trop simple…
À chaque coup de pédale, Théo se mit donc à rédiger son scénario préféré, celui qui lui réussit tellement bien la saison dernière, dans lequel un brave coureur solitaire caracolait loin devant ses adversaires, intimidant et intouchable… Mais l’histoire ne revenant jamais sur ses pas, des situations pouvant paraître identiques débouchent inévitablement sur des aléas surprenants. C’est tout ce qui fait le piquant d’une compétition ! Et, course après course, c’est bien ce qui motive les challengers à venir prendre le départ pour taquiner les favoris dans leur suprématie.
Teddy, Théo… et le peloton des dominés
Menant un train d’enfer, Théo prit donc la course à son compte… et Teddy sur son porte-bagages ! Ayant déjà accompli un joli numéro, le champion d’Ile-de-France voulut en réaliser un second et c’est sans se ménager le moins du monde qu’il entraîna le peloton. Profitant de l’aubaine, Teddy se laissa vivre. Calé dans sa roue, ou tranquillement posté en troisième ou quatrième position, toujours idéalement positionné pour surveiller son rival le plus redouté, Teddy laissa Théo assurer le spectacle.

Le jeu des « ego » et des alliances…
Teddy était d’autant plus paisible que pour l’épauler dans sa tactique, il pouvait compter sur la présence efficace de Jonathan, l’un de ses coéquipiers du VCCB. Pour épauler Théo, il n’y avait personne en revanche car, de valeur pourtant comparable, Thomas et Marie-Louise n’en finissait pas de faire le yo-yo au sein du peloton ! Pire encore ! Quand emmenant Jonathan avec lui, Théo réussit à faire un petit écart que Teddy aurait peut-être été tenté de réduire, c’est Thomas qui, revenu de l’arrière et inquiet de voir s’envoler ses rêves de gloire, fit l’effort de recoller les morceaux d’un peloton même pas encore explosé ! Thomas qui, profitant d’avoir un équipier en tête aurait dû se tenir derrière Teddy, prêt à le suivre ou à le surprendre, se retrouva ainsi devant son vrai rival…
Un accordéon est par nature mal accordé…
Dans cette course mal conduite, c’est ensuite Marie-Louise qui, à l’entame du troisième tour vint se poster aux côtés de son frère tandis que Thomas, perdant tout le bénéfice de ses efforts antérieurs, régressait une nouvelle fois en queue de peloton, gêné par une spectatrice trop enthousiaste qui menaça de le faire chuter en s’avançant trop vivement sur la chaussée… Lâché, Richard était quant à lui parvenu à prendre une roue qui l’empêcha sans doute de trop glisser dans le classement. Moins chanceux, ou moins opportuniste, son ami Julian ne parvint pas, en revanche, à nouer le même type d’alliance de circonstance et c’est seul, pénible expérience, qu’il fut contraint de faire sa course…
Aléas et choix de course…
Comme les autres, Théo subit la pression de Teddy qui, collé à sa roue, l’exhorte à rouler plus vite pour éviter que ça revienne !!!
Eh Teddy ! Si t’es pas content, t’as qu’à rouler devant !
Parce qu’il ne roulait pas en tête avec les meilleurs et les plus virtuoses coureurs, Thomas faillit être emporté par le malheureux qui chuta dans un virage difficile. Est-ce le moment que choisirent Theo et Teddy pour fausser compagnie à tous les parasites qui les escortaient sans se joindre à leurs efforts constants ? Je n’en sais rien, toujours est-il que les deux compères ne furent pas longs à creuser un trou qui dut bien vite paraître vertigineux aux malheureux qui se trouvaient sur son bord… et du mauvais côté ! Il ne restait qu’un peu plus de deux révolutions à accomplir désormais, deux tours à boucler avant que tout soit joué… Alors, qui ferait l’effort de lancer la poursuite ? Qui aurait le courage de lancer la chasse ? Des volontaires ?
Puissance… et mièvrerie
Impulsif, Thomas commit une nouvelle fois le mauvais choix auquel sa passivité tactique et ses mauvais placements l’acculent trop souvent. Peu habitué à rouler avec le peloton des meilleurs (cf. sa mauvaise saison de cyclocross), et obnubilé par ses objectifs de podium, Thomas ne laissa pas à d’autres ambitions le temps de s’exprimer. Irréfléchi, impatient et frénétique, il sprinta comme un forcené pour rejoindre les fugueurs qu’il rattrapa assez rapidement… non sans ramener avec lui un peloton dont les mailles brièvement distendues ne tarderaient pas à se resserrer. Car, inconséquent, Thomas n’assuma pas son erreur stratégique et ne persévéra pas dans l’effort en passant au même rythme les deux échappés. En agissant de la sorte, il aurait continué de faire souffrir ses poursuivants, contraint Teddy à s’employer davantage et permis à Théo de prendre sa roue… Plus fort dans ses jambes que dans sa tête, Thomas n’a pas encore le mental et l’attitude d’un vrai champion, d’un gars qui cherche à imposer son style et sa logique à ses adversaires. Ayant rejoint ceux qu’il poursuivait, Thomas s’estima satisfait et, dans l’optique d’être bien placé pour une arrivée au sprint, il s’installa derrière les vrais « patrons » du peloton.
Les places se jouent aux dés…
Au moment de boucler leur cinquième tour, Théo et Thomas franchirent la ligne en tête, pressés par les deux compères du VCCB, Jonathan et Teddy… autant dire qu’en dépit des efforts déjà accomplis par les deux de Gagny, tout restait à faire ! Puisqu’on en était là, Thomas se laissa une nouvelle fois glisser vers l’arrière, ou dépasser par de plus teigneux que lui ce qui, vous en conviendrait revient à peu près au même. En posture idéale, tels des requins filant leur proie, Jonathan et Teddy étaient toujours dans le sillage de Théo qui continuait de s’user à la tâche ! Comme on pouvait s’y attendre, c’est donc Teddy qui, à son heure, lança le sprint en ayant juste fait l’effort qu’il fallait. Comme à Aulnay, Thomas n’était pas loin derrière tandis que Théo, après avoir beaucoup joué avec le feu, l’emportait dans sa catégorie tout en se plaçant (exploit fantastique) en quatrième ou cinquième position du classement cumulé, mais en première prosition en temps absolu ! Émoussée par les cassures de rythme imputables à un défaut de logique d’équipe, Marie, formidable féminine et magnifiquement classée, ne fit pas la place que sa classe méritait. Dommage !

UNE EQUIPE AU POTENTIEL REDOUTABLE !
À ce moment de la saison et sur le type de compétition qu’ils affectionnent (la route), les Benjamins de l’USMG composent l’une des plus formidables équipes du plateau. Ce potentiel hors du commun est hélas perturbé par des ambitions personnelles même pas démesurées et une certaine immaturité tactique… Cet ensemble cohérent est donc encore perfectible ce qui lui permet de disposer d’une extraordinaire marge de progression qui, bien exploitée, devrait l’autoriser à monter souvent et en nombre sur les prochains podiums.
A ce moment de la saison et sur le type de compétition qu ils affectionnent -la route- les Benjamins de l'USMG composent l une des plus formidables équipes du plateau. Ce potentiel hors du commun est hélas perturbé par des ambitions même pas démesurées
39 images
Voir l'album
Nous les connaissons moins, mais nous rendons bien sûr hommage aux efforts fournis par les minimes (Stevens, Antoine, Ludovic, Ken et Maxime) et par le cadet Guillaume dans des catégories où les vitesses s'emballent pour devenir affolantes…
23 images
Voir l'album

Pour comparer cette course à celle de l’année dernière :
http://passionvelo.unblog.fr/2007/12/10/ma-premiere-compet/
USM Gagny
Section cyclisme
23, rue Laënnec
93220 Gagny
01 43 09 13 79















